Posts filed under '2009: Elections au Grand Conseil'
Quels regrets ou enseignements pour cette campagne?
Il est toujours difficile de faire un bilan de campagne avant le résultat des élections. On peut avoir un ressenti par rapport à un investissement effectué, mais il est virtuellement impossible de savoir si cet investissement portera ses fruits.
En ce qui me concerne, une seule règle m’a animée au cours de cette campagne: ne rien regretter. Pour moi, cela signifiait: avoir – prendre – le temps de mener à bien les initiatives qui me semblaient intéressantes. Je pense qu’il y a peu de choses que je ferais différemment si je devais recommencer cette campagne.
J’ai fait le choix de m’investir tres tôt dans la campagne – en Novembre de l’année dernière. Pourquoi? Parce que dans ma définition, un politicien ne peut pas être uniquement dans l’artifice et doit développer des connaissances approfondies. J’ai donc souhaité m’impliquer dans la stratégie de campagne ou encore dans la conception du programme électoral.
Mais concrètement, se donner le temps de faire campagne, cela signifie faire des “sacrifices” personnels, en termes de salaire et de temps personnel. A l’heure actuelle, je ne regrette pas le temps que j’ai investi, car j’ai l’impression d’avoir “grandi” au cours de cette campagne. Mais j’avoue redouter les résultats de cette élection car elles me confronteront à une forme d’échec personnel. Est-ce que les candidats devraient être soutenus par la République dans cet investissement? Peut-être, mais ca n’est pas une priorité. Il faudrait déjà que la République soutienne de manière plus efficace les élu(e)s!! Même si c’est un sujet polémique, presque tabou, l’investissement politique – jusqu’à un haut niveau de responsabilité – n’est pas valorisé. On ne vit pas décemment avec un seul salaire de député ; les députés n’ont de plus pas un statut d’employé et ne sont donc pas “protégés” par nos systèmes sociaux (retraite, maternité…). Il est donc difficile de s’engager pour le bien commun si on n’a pas les reins solides, ce qui exclut de fait une part de la population.
Je pense que l’une de mes plus grandes frustrations au cours de cette campagne est venue du difficile équilibre à créer entre les actions collectives et les actions individuelles. Les actions collectives sont essentielles: elles permettent de créer un esprit d’équipe au sein du groupe de candidats – elles permettent de forger une “image” à la liste. Mais le fait est que sans action de communication personnelle, impossible d’être dans les “happy few”, les quelques chanceux qui deviendront député(e)s. Quand on est un “jeune” candidat, il me paraît bien difficile de faire sa place au soleil.
Facebook et les blogs sont des outils démocratiques en ce sens qu’ils permettent à tous les candidats de s’exprimer sur leurs sujets de prédilection. Cependant, il est important de connaître les limites de ces outils. Facebook, s’il laisse une grande liberté d’expression, est aussi par définition un club d’initiés, qui peut donner l’impression trompeuse de communiquer ses idées au monde entier. Facebook a également l’autre désavantage de mélanger par défaut les communications privées et politiques, ce qui pour des personnes qui ne maîtrisent pas ses subtilités peut s’avérer extrêmement dangereux.
Les blogs – et notamment les blogs liés à un journal – sont un outil plus intéressant pour les campagnes thématiques, puisqu’ils mettent en avant le message et non la personne. Ils sont aussi une manière d’engager un dialogue avec les médias. De plus, le fait de soumettre ses idées personnelles au “grand public” peut permettre de mieux comprendre les enjeux (thématiques et politiques), mais aussi d’expérimenter à une petite échelle les attaques que l’on subira plus tard dans la vie politique. Mais dans tous les cas, ces outils virtuels ne peuvent se suffire à eux-même: ils doivent être une passerelle, le prolongement d’une action de terrain mais pas le centre de la campagne.
Si je devais donner un conseil à des jeunes concernant leur engagement en politique, je leur dirais les choses suivantes:
- osez vous mettre en avant
- réfléchissez aux thèmes phares que vous souhaitez développer (pas plus d’un ou deux)
- posez des questions / demandez des conseils à des personnes plus expérimentées, dans votre parti ou à l’extérieur
- si c’est votre première campagne, emmagasinez un maximum d’informations, car tout ce que vous voyez aujourd’hui vous rendra plus fort dans le futur
- et surtout… profitez !!!!
Add comment octobre 9, 2009
Quelle campagne pour les jeunes candidats au Grand Conseil?
A 3 jours de l’échéance électorale, “bilan de campagne” pour des jeunes des différents partis: Aurore Bui pour les Verts, Pablo Garcia pour les socialistes, Antoine Orsini, Andreas Dekany et Guillaume Sauty: quels outils pour la campagne, quelle visibilité pour les jeunes candidats, quelles relations avec le parti…
Pour un extrait:
Pour l’émission complète: http://radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaillet.html
Radio Cité, la radio au coeur de Genève | 07h – 08h : Pascal Décaillet Source : www.radiocite.ch
Add comment octobre 8, 2009
Candidate au Grand Conseil et Future Maman
Bonjour à tous,
Deux grandes échéances m’attendent pour le mois d’Octobre.
La première, ce sont les élections cantonales du 11 Octobre où je me présente.
La deuxième, plus personnelle, c’est l’attente d’un heureux évènement pour le 24 Octobre.
Bien sûr, cette double échéance a quelques contraintes, plutôt pragmatiques. Quid par exemple des chaises disponibles sur les stands afin que la future maman puisse se reposer entre deux joutes verbales?
Mais plus fondamentalement, mon apparente grossesse suscite de nombreuses réactions de surprise ou de questionnement. Je dirais qu’en majorité, les personnes que je rencontre ont un élan de sympathie envers moi.
Mais j’ai pu observer d’autres réactions - plus ambigües - à mon ambition de conjuguer ces deux évènements majeurs de ma vie. Et bien sûr, beaucoup de préjugés apparaissent dans les discours apparemment bienveillants.
“Vous ne serez pas déçue si vous n’êtes pas élue car vous aurez bientôt un rôle à plein temps pour la vie”
Soyons clairs, ce bébé a été chèrement attendu et représente une grande joie pour moi. Mais devrais-je alors considérer que l’engagement politique que j’ai construit ces dernières années devrait s’arrêter avec l’arrivée de mon premier enfant? Je ne le pense pas.
Je vous dirai même que pour moi, s’engager en politique pour l’amélioration de notre société n’est pas incompatible avec l’envie de donner la vie et de construire à mon enfant la meilleure vie possible.
“Mais comment allez-vous faire pour vous occuper de votre enfant?”
Et bien… sans doute comme toutes les mamans actives ! En gérant mon emploi du temps en fonction de mes contraintes politiques, professionnelles et familiales. En plaçant mes priorités. Et oui, peut-être, en faisant quelques sacrifices de temps en temps, mais je ne serai ni la première ni la dernière à devoir les faire.
J’ajouterai que si mon parti, les Verts, promeuvent le principe de “subsidiarité”, alors je commencerai par appliquer ce principe à ma famille! Si les séances du Grand Conseil sont en soirée, alors je serai nounou de jour et politicienne le soir.
Car ce qui me surprend sans doute le plus dans toutes ces discussions, c’est l’absence de cette question-ci, que l’on pourrait de mille manières:
“Et le papa dans tout çà?”
Oui, le papa a un rôle. Il a un rôle car il a soutenu mon engagement politique. Il a un rôle car il deviendra le 24 Octobre un parent au même titre que moi. Il a un rôle car lui aussi peut être amené à s’interroger sur son planning et le temps qu’il pourra consacrer à son enfant.
De nos jours, beaucoup de projets ne pourraient se réaliser sans une complémentarité sincère au sein d’un couple et plus tard d’une famille.
Lorsque j’ai posé la question à de nombreuses femmes sur la manière dont elles avaient pu conjuguer leur vie familiale et leur engagement, j’ai bien souvent eu cette réponse: “avant toutes choses, j’ai un mari extraordinaire”.
Oui, c’est “extraordinaire” de nos jours de trouver un homme qui s’affranchisse des préjugés et qui adapte son mode de vie aux projets de sa famille.
C’est dommage que la société ne comprenne pas celà. C’est dommage que le temps partiel pour les hommes ne soit pas plus fréquent. C’est dommage que de nos jours on s’interroge encore sur la possibilité pour une femme politique d’être aussi maman et même une bonne maman.
Alors je vous dis une chose: si je suis élue au Grand Conseil, ce que j’espère du fond de mon coeur, je défendrai l’égalité des hommes et des femmes. Cela impliquera de revaloriser le travail des femmes bien sûr, mais également de revaloriser le rôle de l’homme en tant que parent.
Pour que les femmes ET les hommes puissent mener à bien leur carrière tout en préservant leur équilibre familial…
1 comment septembre 10, 2009
Climat et Justice Sociale – Quels messages pour Copenhague?

Samedi 29 Août a eu lieu à la place de la Navigation à Genève une manifestation publique autour du plus grand drapeau suisse. Les habitants et membres des associations étaient invités à soumettre leur souhait pour le climat en préparation de la conférence de Copenhague.
Un résumé de ce bel évènement en quelques photos et un discours…
Pour plus d’informations: http://climatetjusticesociale.wordpress.com

Résoudre le problème du climat est une nécessité à l’échelle mondiale mais c’est également un enjeu pour Genève.
Nous devons nous donner les moyens aujourd’hui de créer à et pour Genève un modèle de vie durable. Il est essentiel de développer à Genève une infrastructure de transport écologique et efficace – en étendant le réseau de tram, en construisant le CEVA ou encore en construisant des pistes cyclables “de Versoix à Asnières”, nous mettrons en place le réseau dont Genève a besoin – comme il l’est de poursuivre l’isolation et l’assainissement des bâtiments. Nous devrons construire un consensus autour d’un projet écologique à Genève en favorisant les entreprises qui s’engagent sur la voie du développement durable. Enfin, il sera important de réfléchir à de nouveaux modes de consommation, car nous savons aujourd’hui qu’adapter sa consommation aux défis du climat ne signifie pas perte de la qualité de vie mais permet de poser les bases d’une société plus durable.
Mais Genève est également un lieu de rencontres internationales et en tant que telle, elle se doit de promouvoir un modèle global de solidarité internationale qui intègre l’aspect climatique. Nous ne pouvons pas nous désengager de notre responsabilité envers le climat et nous ne devons pas attendre des seuls pays du Sud qu’ils réalisent les efforts nécessaires.
J’ai eu la chance il y a quelques années de vivre quelques temps en Australie. L’un des sujets phare des actualités de l’époque était la demande de visa pour les premiers réfugiés climatiques de la planète: les habitants de Vanuatu. Cet archipel du pacifique est tellement impacté par le dérèglement climatique que son gouvernement doit prévoir dès aujourd’hui l’exode massif de sa population dans les années à venir. Deux demandes de visa ont été déposées: l’une au gouvernement australien, l’autre au gouvernment de la Nouvelle Zélande. L’Australie, notamment un grand producteur de charbon, avait refusé de signer le protocole de Kyoto et considérait que le problème des émissions de carbone pouvait être “résolu” par des programmes de compensation sans penser à adapter sa production ou sa consommation. Le gouvernement de la Nouvelle Zélande, lui, avait accepté de signer le protocole de Kyoto. Incidemment, la Nouvelle Zélande accepta une arrivée progressive des réfugiés, tandis que l’Australie refusa globalement la demande comme étant infondée.
Cet exemple illustre deux options par rapport à un choix identique: ignorer le problème et ne pas se remettre en cause ou prendre conscience des enjeux du climat, pas seulement ici et maintenant, mais pour les générations futures et dans tous les pays du globe.
En nous ayant délivré leur souhait pour le climat, les habitants de Genève nous ont délivré un message. Celui de leur volonté, par leur engagement associatif, politique ou personnel d’être les acteurs du changement. Ce message, nous le transmettrons aux négociateurs de Copenhague, mais nous le recevrons pour nous même aussi. Pour ne pas oublier la voie à suivre.

Add comment août 30, 2009
Green New Deal / Mesures fiscales à Genève
Prenez part au débat sur le Green New Deal et les mesures fiscales sur le blog de la Tribune !!
http://economieverte.blog.tdg.ch/archive/2009/08/12/le-green-new-deal-qu-est-ce-donc.html
Add comment août 26, 2009
Débat Verts-Socialistes sur Radio Cité
Avec pour les Verts les interventions de Aurore Bui et Miguel Limpo, candidats au Grand Conseil et pour les Socialistes les interventions de René Longet, Pablo Garcia et Grégoire Caraso
Pour un extrait:
Pour l’émission complète:
http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaillet.html
Radio Cité, la radio au coeur de Genève | 07h – 08h : Pascal Décaillet
Source : www.radiocite.ch
Add comment juin 10, 2009
Victoire de l’écologie aux Européennes: affirmation d’une nouvelle option politique?
Un article dans la Tribune de Genève m’a fait bondir de mon siège (quelle mobilité soudainement…) et je veux partager mes pensées avec vous à ce sujet.
http://www.tdg.ch/actu/monde/centre-gauche-grand-perdant-europeennes-2009-06-07#comment-39322
Le centre gauche, grand perdant des Elections Européennes???? De part mon engagement politique et si on regarde l’histoire de l’écologie au cours des dernières législatures françaises, cette affirmation me paraît une hérésie. Il me semble qu’au contraire le centre gauche ressort vainqueur puisqu’il devient soudainement un scénario imaginable.
Au cours des dernières présidentielles françaises, entre un parti socialiste en perte de sens et un UMP de plus en plus assimilable à une droite trop dure, un parti était apparu comme capable de gouverner au centre, en prenant en compte les impératifs économiques tout en respectant l’intérêt des citoyens. Le Modem, donc, avait semblé combler un vide, dans une France où la politique est malade des clivages droite-gauche et du manque de coopération des différentes instances. A la grande surprise des observateurs, il s’était positionné en challenger crédible. A titre personnel, la présence de Corinne Lepage dans leurs rangs m’avait paru un gage d’un réel engagement écologique, qui ne soit pas circonstancié à une quelconque mode écologique mais corresponde à une véritable intégration des thèmes écologiques dans leurs propositions politiques.
Depuis ces élections, les choses ont évolué progressivement.
Premier élément de poids, le positionnement du Modem sur l’écologie qui avait paru clair lors des élections résidentielles paraît soudain moins visible. C’est une erreur politique, mais c’est surtout une erreur de sens, qui enlève de la cohérence au message porté et à leur vision du futur.
Deuxième élément, les écologistes de tout poil, qui jusqu’à présent peinaient à se rassembler, se sont allié pour les élections européennes. José Bové, de la mouvance alter-mondialiste et Daniel Cohn-Bendit ou d’autres représentants politiques partisant d’une écologie plus pragmatique devenait capable de parler d’une même voix et ainsi de porter plus loin le message de l’écologie.
Pour moi, c’est l’affirmation forte d’une nouvelle possibilité politique en France. C’est un repositionnement des valeurs essentielles dont l’écologie au centre du débat. C’est avancer la possibilité de faire coopérer différentes mouvances politiques dans une but commun.
Doit-on l’appeler gauche, alter-gauche, centre-gauche? Je ne sais pas, mais je crois en la possibilité d’un équilibre des forces politiques pour la construction d’un meilleur avenir.
Add comment juin 8, 2009
Lancement de la campagne des Verts pour les cantonales sur Radio Cité
Avec les interventions de Aurore Bui, William Makosso, Mathilde Captyn, Leyla Ahmari Taleghani, Boris Drahusak
Pour un extrait:
Pour l’émission complète:
http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaillet.html
Radio Cité, la radio au coeur de Genève | 07h – 08h : Pascal Décaillet
Source : www.radiocite.ch
Add comment juin 4, 2009